Ouvrages Prix de l’AHJUCAF

Le Prix de l’AHJUCAF pour la promotion du droit permet un soutien à l'édition et la diffusion d'un ouvrage issu le plus généralement d'une thèse, afin de soutenir de jeunes juristes-chercheurs du réseau de la Francophonie. Figurent ici la liste des ouvrages publiés depuis 2018, première année d'attribution de ce Prix
24 septembre, 2021 - 16:47

Le prix de l’AHJUCAF pour la promotion du droit récompense l’auteur(e) d’un ouvrage, d’une thèse ou d’une recherche, écrit ou traduit en français portant sur une thématique juridique ou judiciaire, intéressant le fond du droit ou les missions, l’activité, la jurisprudence, l’histoire d’une ou de plusieurs hautes juridictions du réseau de la Francophonie. 
L’objectif prioritaire est de promouvoir de jeunes juristes d’avenir de pays en voie de développement, ayant travaillé sur des thématiques intéressant les Cours suprêmes francophones.
La dotation d’un montant de 3.000 euros a pour finalité d’aider à la publication des travaux du lauréat. 
Le jury peut également décerner une mention spéciale pour une œuvre ayant retenu son attention, en allouant à son auteur(e) une aide à l’édition d’un montant de 1.500 euros.

 

PRIX 2018 :

Mme Ola MOHTY a été la lauréate du premier Prix de l’AHJUCAF en 2018 pour sa thèse sur « L'information du consommateur et le commerce électronique » (Université de Rennes 1, France).

 

 

 

L’auteure traite des évolutions de la politique du consentement du consommateur dans le cadre des échanges numériques. Elle structure son étude autour d’une comparaison entre deux modèles francophones (la France et le Liban), ce qui permet de questionner la perti-nence et l’effectivité de l’obligation d’information dans les transactions électroniques.

Une mention spéciale a été attribuée à M. Gildas Fiacre Nonnou pour sa thèse consacrée à « L’indépendance du pouvoir judiciaire dans les Etats d’Afrique francophone : cas du Bénin et du Sénégal » (Université d'Abomey-Calavi, Bénin). 

 

 

La thèse de M. NONNOU traite de la structuration et du fonctionnement du pouvoir judiciaire en Afrique noire francophone. L’auteur identifie les obstacles à une indépendance réelle du pouvoir judiciaire et suggère des solutions pertinentes de nature à garantir cette indépendance dans les pays visés.


PRIX 2019/2020 :

M. Aubin DASSI NDE et M. Gaudens DJIHOUESSI ont été les colauréats de l'édition 2019/2020 du Prix de l’AHJUCAF. 

M. Aubin DASSI NDE pour sa thèse sur « L'égalité professionnelle hommes/femmes dans les Etats d'Afrique noire francophone » (Université de Yaoundé II, Cameroun). 

 

 

L’auteur soutient que la promotion de l’égalité professionnelle hommes/femmes concourt à la réalisation d’une justice sociale. Il y promeut l’idée que la mise en œuvre d’une réelle égalité professionnelle favoriserait le recours aux compétences des femmes tant aux conceptions théoriques qu’à la mise en œuvre des initiatives de développement. Il identifie les causes de l’ineffectivité du principe d’égalité entre hommes et femmes sur le marché du travail dans les Etats d’Afrique noire francophone, principalement due aux valeurs socioculturelles africaines. Toutefois, il pense que le respect de ces valeurs ne saurait faire obstacle à la recherche de l’application de la norme d’égalité entre travailleurs et travailleuses. La recherche dresse un diagnostic des entraves à l’égalité professionnelle et présente des amorces de solution avec des techniques concrètes de mise en œuvre. 

M. Gaudens DJIHOUESSI pour sa thèse sur « L'appropriation privée de l'eau en Afrique de l'ouest francophone » (Université d’Abomey-Calavi, Bénin). 

 

 

 

Cette thèse examine les enjeux et implications juridiques de l’appropriation privative de l’eau, pourtant érigée en patrimoine commun. Pour l’auteur, les réticences tenant à l’absolutisme du droit de propriété entravent la construction de mécanismes d’appropriation privative de l’eau. Pourtant, il est convaincu que l’appropriation privative pourrait contribuer à la protection de l’eau, outil indispensable dans la réalisation du développement durable. 

 

PRIX 2021 :

Mme Karine Kouadio a été la lauréate du Prix 2021 de l'AHJUCAF pour sa thèse sur « Le travail décent dans l’espace UEMOA : essai sur la condition juridique du travailleur journalier en Côte d’Ivoire, au Bénin et au Sénégal » (Universités Alassane Ouattara de Bouaké, Côte d’Ivoire).

 

 

La thèse analyse le dispositif normatif qui encadre l’exercice du travail journalier au sein des Etats objets de l’étude. Elle confronte ce dispositif aux pratiques observées et relève les éléments qui empêchent la mise en place d’un statut juridique digne et plus protecteur des droits de ces travailleurs précaires. L’auteure propose dans cette recherche de nombreuses réformes normatives, dans le but d’améliorer le sort de ces travailleurs et les sortir de la condition précaire qui est actuellement la leur.


Une mention spéciale a été attribuée à M. Ahmed ELKAHWAGY pour sa thèse sur « L’application des conventions internationales par le juge national en Egypte, aux Etats-Unis et en France » (Université de Poitiers, France). 

 

 

La thèse propose d’élaborer une ligne de conduite à destination du juge pénal, lorsque ce dernier applique les conventions internationales. Dans un contexte où l’intervention du juge est marquée par des considérations de souveraineté nationale, il met en avant la nécessité d’envisager des mécanismes de rencontre harmonieuse des différentes cultures. L’auteur soutient que l’internationalisation progressive du droit pénal offre l’opportunité d’accentuer un dialogue judiciaire transnational par l’hybridation des normes procédurales et la duplication des bonnes pratiques issues des différents ordres juridiques.

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