En matière de droit des affaires régies par le Traité OHADA du 17 octobre 1993 la CCJA (Cour Commune de Justice et d’Arbitrage) a seule compétence pour statuer sur les pourvois des parties et sur les renvois de la juridiction de cassation lorsqu’elle ne s’estime pas compétente.
Oui les juridictions nationales sont tenues de respecter l’autorité des jugements rendus par certaines juridictions internationales ou transnationales comme :
La CCJA dont les décisions ont force obligatoire sur le territoire de chacun des Etats-Parties. A ce titre elles peuvent être exécutées sans aucune condition suivant le régime d’exécution forcée applicable aux décisions internes.
L’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine) : par le biais du recours préjudiciel les juridictions nationales auxquelles se pose la question d’interprétation d’une norme communautaire peuvent ou doivent pour les juridictions nationales statuant en dernier ressort (art.12 al 2 du Protocole additionnel n° 1 relatif aux organes de contrôle de l’UEMOA), solliciter l’avis de la Cour de Justice à travers une question préjudicielle ; ses arrêts ont force obligatoire. Ils s’imposent à toutes les autorités administratives et juridictionnelles des États parties (art.13 du Protocole précité).
La CEDEAO (Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest) dont l’art.19.2 du protocole A/P1/7/91 relatif à la Cour de Justice de la Communauté dit que les décisions de ladite Cour sont immédiatement exécutoires et ne sont pas susceptibles d’appel sous réserve des dispositions relatives à la révision.
Il s’agit d’une compétence exclusive.
L’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine) : par le biais du recours préjudiciel les juridictions nationales devant lesquelles la question de l’interprétation d’une norme communautaire se pose peuvent ou doivent pour les juridictions nationales statuant en dernier ressort (art.12 al 2 du Protocole additionnel n° 1 relatif aux organes de contrôle de l’UEMOA), solliciter l’avis de la Cour de Justice à travers une question préjudicielle.
Oui des juges nigériens siègent à la CCJA, à la Cour de Justice de l’UEMOA et à la Cour de Justice de la Communauté CEDEAO. Ils peuvent réintégrer la magistrature à la fin de leur mandat.
Une décision rendue par une juridiction étrangère peut être rendue exécutoire dans le ressort national par le biais de l’exequatur. Il n’y a pas de loi spécifique organisant la procédure d’exequatur mais chaque convention d’entraide judiciaire fixe sa propre procédure. Ex : La convention judiciaire de l’OCAM (Organisation Commune Africaine et Malgache du 12 septembre 1961).
L’art. 14 du code civil dispose que l’étranger, même non résidant au Niger pourra être cité devant les tribunaux nigériens, pour l’exécution des obligations par lui contractées au Niger avec un Nigérien ; il pourra être traduit devant les tribunaux du Niger, pour les obligations par lui contractées en pays étranger envers des Nigériens.
Non surtout pas en matière immobilière où c’est la loi du lieu de situation de l’immeuble qui s’applique.
En principe il faut un élément de rattachement.
Tout dépend de l’instrument et de la modalité de réception en droit interne qu’il prévoit : les actes uniformes OHADA et les règlements de l’UEMOA sont d’application directe alors que pour d’autres instruments il faut qu’il soient ratifiés. Pour d’autres il faut que des textes internes soient pris pour qu’ils soient intégrés dans l’ordonnancement juridique nationale.
Article 132 de la Constitution : « Les traités ou accords régulièrement ratifiés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve pour chaque accord ou traité de son application par l’autre partie. »
OUI : OHADA/ UEMOA/ NORMES INTERNATIONALES DU TRAVAIL
Cela se passe par le mécanisme de la mise en oeuvre de la règle de conflit du droit interne. Le droit étranger est produit par la partie qui l’invoque, et à défaut le juge peut se référer aux services des administrations diplomatiques et consulaires pour se les procurer.
Cela dépend également du renvoi qui est fait par la règle de conflit.
Oui exemple de la jurisprudence et de la doctrine française auxquelles nous faisons assez souvent recours.
En cas de similitude de la loi et du système juridique.
Réponses par pays
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