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Discours de clôture

 

Monsieur Driss Dahak

Premier président de la Cour suprême du Maroc


Le juge de cassation à l’aube du 21ème siècle


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Je dois remercier M. le Président Guibril Camara pour son aimable remerciement.

Au terme de notre premier congrès, je ne peux m’empêcher de partager avec vous ma
sincère satisfaction concernant les résultats plus que probants de notre rencontre.

Ce sentiment est palpable à deux niveaux et répond aux objectifs de notre congrès en
particulier et à ceux de notre association en général.

En effet, notre congrès a d’abord été un forum de communication et de
rapprochement entre les participants à l’intérieur comme à l’extérieur de notre salle de
réunion.

J’estime que cette atmosphère de convivialité et de camaraderie, qui a prévalu tout au
long de notre congrès, a été un ingrédient fondamental de sa réussite.

De ce fait, notre association a pu et a su, à travers ce premier congrès de Marrakech,
maintenir vivace et renforcer davantage les engagements, les solidarités et les
communications pris à Paris en mai 2001, lors de notre assemblée constitutive.

Les passerelles humaines établies ou consolidées à Marrakech entre les participants
appartenant à des cultures, civilisations et systèmes judiciaires parfois différents, ont ainsi
indéniablement contribué à la réalisation de ce second objectif de notre congrès, qui est cette
fois-ci de nature scientifique et professionnelle.

Dans ce contexte, nous avions pour tâche de nous concerter sur le rôle du Juge de
cassation au 21ème siècle à travers les débats qui ont eu lieu au sein de plusieurs tables rondes.
La pertinence de ce thème conjuguée à l’atmosphère conviviale évoquée plus haut ont
constitué un véritable stimulant aux discussions animées au cours desquelles chacun de nous,
pour une fois relativement libéré de sa traditionnelle obligation de réserve, a émis ses avis et
apprécié ceux de ses pairs sur telle ou telle question.

Cet exercice a été grandement facilité par les excellents rapports présentés en guise
d’introduction à chaque sous-thème, qui ont constitué de ce fait de judicieux points de départ
pour de fructueux échanges de vue au sein de chaque table ronde.

Pour leur part, les modérateurs et animateurs des tables rondes ont défini le cadre des
discussions concernant chaque sous-thème pour une meilleure maîtrise du temps et un ciblage
plus précis des objectifs des débats.

Cette approche a permis de faire la somme de nos travaux à travers les rapports de
synthèse fort instructifs que nous venons d’adopter.

J’estime que, à notre honneur, nous avons tous fait preuve d’une grande humilité en
notre qualité de hauts magistrats, en nous investissant activement et de bonne foi dans un
dialogue très important sur le rôle du Juge de cassation, avec comme but principal d’enrichir
nos connaissances et notre expérience par celle de nos pairs.

Les trois sous-thèmes que nous avons traités ont montré notre souci de mieux rendre
notre mission en tant que garants et gardiens de la bonne interprétation de la loi, moyen
essentiel de rendre justice et raison de notre existence en tant que haute juridiction de
cassation.

Nous avons tous remarqué l’intérêt et l’importance pour le Juge de cassation de se
familiariser avec les nouvelles technologies de l’information, domaine relativement nouveau,
mais en perpétuelle évolution et de plus en plus utilisé dans toutes les activités humaines,
créant ainsi des nouvelles dispositions et principes de droit et facilitant l’accès à l’information
judiciaire.

On peut imaginer, dans un avenir proche ou lointain, des cyber-tribunaux, pourquoi
pas ?

En prenant part à ce congrès, nous avons honoré nos engagements vis-à-vis de notre
association qui nous dicte entre autres de nous consulter périodiquement dans notre quête
individuelle et collective, pour assurer une meilleure justice, contribuer à la réalisation d’un
plus grand bien-être économique, social et favoriser l’instauration de la paix et de la concorde
sur le plan national et international.

L’intérêt évident dans nos travaux que j’ai pu apprécier chez l’ensemble des
participants m’encourage à croire que nous resterons fidèles à ces engagements et à ces
objectifs.

Notre premier congrès se clôt avec l’honneur qui est le nôtre d’être organisé sous le
Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohamed VI. Par ce patronage, nous avons pu quand
même élever notre appréciation de notre congrès.

A part les remerciements que M. le Président Guibril Camara a formulés pour
l’ensemble des personnels ayant contribué à la réussite de ce congrès, on ne peut pas oublier le
rôle joué par le Secrétariat-général de cette association à partir de Paris, avec l’ensemble de
l’équipe qui travaille avec le Secrétaire-général, tant sur le plan scientifique que matériel.

Nos remerciements à M. le Secrétaire-général et l’ensemble des personnels et des
experts qui ont travaillé avec lui s’adressent également aux organisateurs, à la presse, aux
interprètes qui ont donné la possibilité à certains juristes présents d’avoir connaissance en
arabe de tout ce qui a été dit en français, sachant la difficile mission des interprètes qui sont
condamnés dans une petite pièce où les tribunaux n’ont pas déclaré la punition !

Je rends également hommage à l’administration de l’hôtel qui a rendu notre séjour
agréable ainsi qu’aux responsables de la société Evènementiel qui ont dû réaliser un travail
remarquable.

Au revoir à Marrakech, dans ce groupe de hautes juridictions qui est le nôtre. Nous
pouvons espérer que l’esprit de Marrakech continuera avec nous dans les autres congrès de
notre association.

Merci beaucoup.

 
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