Association des Hautes Juridictions de Cassation des pays ayant en partage l'usage du Français

Bénin, Cour suprême
Le Bénin est membre d’organisations régionales générant leurs propres sources conventionnelles ou dérivées : OUA (aujourd’hui UA), OHADA, UEMOA…

Belgique, Cour de cassation

La Belgique est membre de plusieurs organisations régionales générant ses propres sources conventionnelles ou dérivées. Il s’agit principalement :

- de l’Union européenne : Composée actuellement de 15 Etats membres, l’Union européenne le sera de 25, dès le 1er mai 2004. L’intégration européenne est fondée sur quatre traités fondateurs. Le premier est le traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), signé à Paris le 18 avril 1951 par six Etats, dont la Belgique (traité entré en vigueur le 23 juillet 1952 et expiré le 23 juillet 2002). Ensuite, il y a le traité instituant la Communauté économique européenne (CEE) et le traité instituant la Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom), tous deux signés à Rome, le 25 mars 1957 (traités entrés en vigueur le 1er janvier 1958). Le quatrième est le traité sur l’Union européenne, signé à Maastricht le 7 février 1992 et entré en vigueur le 1er novembre 1993. En application de ce traité, une nouvelle structure de nature politique et économique, composée de trois « piliers » , a été mise sur pied : l’Union européenne (UE). Diverses modifications ont été apportées à ces traités constitutifs, et dernièrement par le traité de Nice, signé le 26 février 2001 et entré en vigueur le 1er février 2003.

- du Conseil de l’Europe : Le 5 mai 1949, le Traité de Londres instituant le Conseil de l’Europe est signé par dix Etats, dont la Belgique. Cette organisation intergouvernementale a son siège à Strasbourg, rassemble actuellement 45 Etats de l’Europe. La Belgique a ratifié la Convention européenne des Droits de l’Homme le 14 juin 1955 et reconnu le droit de recours individuel le 5 juillet 1955.

- et de l’Union économique Benelux, laquelle est une organisation de coopération politique et administrative composée des Pays-Bas, du Luxembourg et de la Belgique. La coopération entre ces trois pays a démarré en 1944 sous la forme d’une Union douanière. Cette coopération économique s’est intensifiée et a débouché sur la signature en date du 3 février 1958 du Traité instituant l’Union économique Benelux, qui est entré en vigueur le 1er novembre 1960. L’Union économique comporte la libre circulation des personnes, des marchandises, des capitaux et des services (article 1er du traité précité). Les priorités actuelles du Benelux sont l’optimalisation du marché intérieur, l’intensification de la coopération transfrontalière pratique entre les trois pays, le maintien d’une approche commune en matière de politique des visas et la poursuite de la concertation dans les domaines de la justice, de la police et de l’immigration. Parmi les tâches du Benelux, nous pouvons également citer le développement de la coopération politique Benelux à l’égard de la politique européenne, ainsi que l’exploration de possibilités concrètes de coopération dans les domaines de la culture, de la recherche, de l’enseignement et de la formation. Le traité fixe également le cadre institutionnel de l’Union, lequel fonctionne sous le mode de la coopération intergouvernementale : les décisions se prennent à l’unanimité et elles n’acquièrent force obligatoire qu’après leur transposition dans les législations des pays.

Burundi, Cour suprême

- Oui, la Communauté Economique des Grands Lacs (CEPGL) regroupant le Rwanda, le Congo et le Burundi
- l’Organisation du Bassin de la KAGERA (O.B.K.) regroupant l’Ouganda, la Tanzanie, le Burundi et le Rwanda.

Cameroun, Cour suprême
Le Carneroun fait partie de la Communauté Ecenomique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) qui génère tant par elle-même que par, ses institutions spécialisées des traités, des conventions, des actes additifs et des Rêglements.

Canada, Cour suprême
Le Canada est membre du Commonwealth, de la Francophonie, de l’Organisation des États américains, de l’Organisation de coopération économique Asie-Pacifique et d’autres organismes régionaux. Bien que ces organismes promeuvent occasionnellement la conclusion de traités régionaux, ils sont loin d’être aussi actifs que l’Union européenne à cet égard.

Côte d’Ivoire, Cour suprême
Oui, par exemple dans le cadre de la Communauté Économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest

France, Cour de cassation

La France est membre fondateur de la Communauté européenne, membre de l’Union européenne ainsi que du Conseil de l’Europe, institutions ayant leurs propres organes normatifs.

- L’Union européenne regroupe plusieurs institutions : Un parlement européen : représente l’intérêt des peuples des États Un conseil de l’Union : représente les intérêts des États membres Une commission : représente l’intérêt commun Une cour de justice : garantie l’État de droit. Une cour des comptes

Les sources du droit communautaire sont doubles : le droit communautaire originaire et le droit dérivé.

Le droit communautaire originaire est composé des traités fondateurs et d’évolution de la communauté européenne. Il s’agit du traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), signé à Paris le 18 avril 1951, qui est entré en vigueur le 23 juillet 1952, et a expiré le 23 juillet 2002 ; du traité instituant la Communauté économique européenne (CEE) ; du traité instituant la Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom), signé (en même temps que le traité CEE) à Rome, le 25 mars 1957, et qui est entré en vigueur le 1er janvier 1958 ; du traité sur l’Union européenne, signé à Maastricht le 7 février 1992 est entré en vigueur le 1er novembre 1993 et qui a créé une nouvelle structure de nature politique et économique, composée de trois « piliers », à savoir l’Union européenne (UE) ; du traité de fusion, signé à Bruxelles, le 8 avril 1965 et qui est en vigueur depuis le 1er juillet 1967, qui a institué une Commission et un Conseil uniques pour les Communautés européennes ; de l’ Acte unique européen (AUE), signé à Luxembourg et à La Haye, qui est entré en vigueur le 1er juillet 1987, et qui a procédé aux adaptations nécessaires à l’achèvement du marché intérieur ; du traité d’Amsterdam, signé le 2 octobre 1997, qui est entré en vigueur le 1er mai 1999et qui a modifié les traités UE et CE ; et du traité de Nice, signé le 26 février 2001, qui est entré en vigueur le 1er février 2003, apportant de nouvelles modifications aux traités UE et CE sur le mode de fonctionnement des institutions de l’UE.

Les traités constitutifs ont été modifiés à plusieurs reprises, notamment lors de l’entrée de nouveaux États membres en 1973 (le Danemark, l’Irlande, le Royaume-Uni), en 1981 (la Grèce), en 1986 (l’Espagne, le Portugal) et en 1995 (l’Autriche, la Finlande et la Suède).

Le droit communautaire dérivé a pour sources les décisions des différentes institutions communautaires prises sur la base des traités. Il s’agit du en premier lieu du règlement, instrument juridique communautaire le plus contraignant. Il a une portée générale et est directement obligatoire dans toutes ses dispositions. Seuls le Conseil de l’Union européenne et la Commission, sur délégation du Conseil, étaient habilités à prendre des règlements. Depuis le traité de Maastricht, signé en 1992, la Banque centrale européenne peut aussi le faire dans le domaine monétaire. La directive est le deuxième instrument dont disposent les autorités communautaires. Elle ne lie les États membres que dans les objectifs à atteindre et leur laisse le choix de la forme et des moyens à utiliser pour y parvenir. La décision individuelle constitue l’acte administratif de la Communauté européenne. Elle est directement adressée à un État, une entreprise ou un particulier. La décision est obligatoire dans tous ses éléments pour les destinataires qu’elle désigne.

Ces décisions sont prises par le Conseil, la Commission ou la Banque centrale européenne. La recommandation et l’avis, sans caractère contraignant, permettent aux institutions communautaires de se prononcer à l’égard des États membres voire même des citoyens. Les traités internationaux signés par la communauté (accords d’association et accords de coopération) avec les pays non membres et les organisations internationales, peuvent aller des traités de coopération complète à des accords limités seulement au commerce de certains produits.

Le Conseil de l’Europe, fondé en 1949, est une organisation internationale dont le siège est à Strasbourg et qui rassemble 45 États démocratiques. Le Conseil de l’Europe a été créé afin de défendre les droits de l’homme et la démocratie parlementaire, d’assurer la primauté du droit, harmoniser les pratiques sociales et juridiques des États membres, réaliser une union plus étroite entre ses membres. Le Conseil de l’Europe a pour principaux organes un Comité des Ministres, une Assemblée parlementaire, un Congrès des pouvoirs locaux et régionaux composé d’une Chambre des pouvoirs locaux et d’une Chambre des régions, et un Secrétariat Général.

Du point de vue normatif, 193 conventions ou traités européens ayant force de loi ont été adoptés dont certains sont ouverts aux États non membres, sur des questions allant des droits de l’homme à la lutte contre le crime organisé et de la prévention de la torture à la protection des données ou à la coopération culturelle. La principale est la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme (1950), dont les violations sont sanctionnées par la Cour européenne des droits de l’homme. Par ailleurs, des recommandations, non contraignantes, sont prises par les différentes institutions à destination des gouvernements définissant des principes directeurs en matière de droit, de santé, de médias, d’éducation, de culture, de sport.

Maroc, Cour suprême

le Royaume du Maroc est membre notamment des organisations régionales suivantes :
- L’Unité Africaine (ex O.U.A),
- L’Union du Maghreb Arabe (U.M.A),
- La ligue des Etats Arabes,
- L’Organisation de la Conférence Islamique.
- L’Organisation Islamique pour l’éducation, les sciences, et la culture, dont vous pouvez obtenir plus d’informations , via leur site Web www.isesco. gov.ma.

A ce propos, l’article 45,1,b de la charte Africaine des droits de l’Homme et des peuples adoptée à Nairobi le 28 juin 1951 par la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’ex « Organisation de l’Unité Africaine O.U.A » stipule ce qui suit :« La Commission de l’O.U.A, a pour mission de « Formuler et élaborer, en vue de servir de base à l’adoption des textes législatifs par Ies gouvernements africains, des principes et règles qui permettent de résoudre les problèmes juridiques relatifs à la jouissance des droits de l’Homme »...

Niger, Cour suprême
Oui

Roumanie, Cour suprême de justice
La Roumanie est membre du Conseil de l’Europe.

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