Aux termes de ses statuts, l’AHJUCAF a pour objet de promouvoir le rôle des Hautes Juridictions dans la consolidation de l’État de droit, le renforcement de la sécurité juridique, la régulation des décisions judiciaires et l’harmonisation du droit au sein des États membres.
La création d’une base de jurisprudence francophone des cours suprêmes, dénommée JURICAF, était inscrite dans les statuts de l’association parmi les moyens d’atteindre ses objectifs. Elle a été entreprise fin 2003, avec le soutien financier du Comité francophone des inforoutes, et du ministère de la justice de France.
Sur les 30 cours en ligne, la moitié utilise le français comme langue de travail. Cinq sont multilingues. Dix s’expriment dans une langue nationale, et traduisent leurs arrêts en français pour accéder à JURICAF : Bulgarie, Hongrie, Liban, Maroc, Pologne, République tchèque, Roumanie, Rwanda, Sao Tomé, Tunisie.
Le projet de JURICAF est d’inclure la jurisprudence de tous les membres de l’AHJUCAF, et même d’autres cours suprêmes qui ne seraient pas membres de l’association, mais qui accepteraient de publier leurs arrêts dans cette base, à l’exemple du Conseil d’Etat de France.
La base JURICAF est un recueil comparatiste des jurisprudences de droit privé et de droit public. C’est un instrument de la culture juridique francophone.