Association des Hautes Juridictions de Cassation des pays ayant en partage l'usage du Français

France, Cour de cassation
La Cour de cassation n’a pas été saisie à ce jour de litiges relatifs aux noms de domaine.

Niger, Cour suprême
Non

Suisse, Tribunal fédéral

Comme le rappelle le Tribunal fédéral dans un arrêt topique du 2 mai 2000 (ATF 126 III 239, traduit au Journal des Tribunaux 2000 I 543), en Suisse, les noms de domaine « .ch » sont enregistrés par la fondation Switch à Zurich qui procède selon le principe "premier arrivé, premier servi".

Dans cet arrêt, le Tribunal fédéral considère que pour saisir la fonction des noms de domaine, il faut se placer du point de vue de l’usager d’Internet. A cet égard, le nom de domaine désigne donc un site web comme tel. De plus, il permet d’identifier la personne, la chose ou les prestations qui s’y rattachent. Ainsi, le nom de domaine est comparable à un signe distinctif, comme un nom, une raison sociale ou une marque. La fonction d’identification des noms de domaine implique qu’ils doivent se distinguer suffisamment des signes distinctifs appartenant à des tiers, protégés par un droit absolu, afin d’éviter des confusions. Par conséquent, si le signe utilisé est protégé par le droit au nom, le droit des raisons de commerce ou les droit des marques, le titulaire des droits exclusifs y afférents peut en principe interdire au tiers non autorisé l’utilisation de ce signe comme nom de domaine. En cas de collision entre divers droits, il convient de peser les intérêts respectifs, afin de parvenir à la solution la plus équitable possible (ATF 128 III 353 ; 126 III 239 ; 125 III 91).


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